Malgré les tensions, Amadou Soumahoro, 66 ans, prend donc la présidence d’un Parlement de 255 députés, dont plus de 150 sont issus du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Surtout, il remplace Guillaume Soro, poussé à la démission le 8 février par le président Alassane Ouattara après avoir refusé de participer à la transformation du RDR et de ses alliés en un grand « parti unifié », le RHDP, fin janvier. L’ancien chef de la rébellion présidait l’institution depuis 2013.
Son successeur, lui, est dans les arcanes du Rassemblement des républicains (RDR) depuis plusieurs années, en tant que secrétaire général du parti. Il a également été l’un des vice-présidents de la Commission électorale indépendante, actuellement très critiquée et en voie d’être réformée. Jusqu’ici ministre chargé des Affaires politiques, le député de Séguéla prend officiellement la tête de l’Assemblée pour un an, jusqu’aux prochaines élections prévues en 2020.