Depuis la fin de la semaine dernière, plusieurs régions du Ghana font face à une forte instabilité du courant électrique. Face à la grogne qui s’en est suivie, le vice-ministre de l’Energie, William Owuraku Aidoo a expliqué que cette situation est due à une fermeture temporaire de la centrale de traitement de gaz d’Atuabo, dans l’Est du pays.

L’usine de traitement fournit la majeure partie du gaz qui sert à la production de l’électricité pour le marché domestique ghanéen. Owuraku Aidoo a indiqué qu’en réalité, des travaux sont en cours de réalisation pour permettre l’interconnexion des installations de la Ghana Gas avec celles de la West Africain Gas Company (WAPCo).

La Ghana Gas est la société publique du gaz naturel. Elle collecte le gaz extrait en amont par des compagnies comme Tullow ou encore Eni, les distribue vers les centres de traitement via des pipelines qu’elle contrôle, avant que le combustible ne soit injecté dans la production du courant électrique.  

Les travaux à la base du délestage devraient faciliter l’acheminement du gaz nigérian vers la centrale de traitement d’Atuabo. Ils devraient encore durer 10 ou 11 jours, selon les explications du responsable.

Le gouvernement a présenté ses excuses aux populations touchées par cette situation et a souligné que l’achèvement réussi du processus, permettrait d’assurer une alimentation électrique plus stable. « Au nom du ministre de l’Energie, John-Peter Amewu et du président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, je tiens à m’excuser auprès du peuple ghanéen pour la situation actuelle et l’assurer que nous avons pris des mesures pour relever les défis qui s’imposent à nous dans ce sens.», a-t-il déclaré.

Le Ghana fait souvent face à des difficultés d’approvisionnement en gaz naturel car son principal fournisseur le Nigeria n’arrive pas lui-même à satisfaire la demande de son marché. La production domestique de gaz est également insuffisante pour la demande.

Olivier de Souza