Il est arrivé au pouvoir lors d’un coup d’État militaire en 1989 et a dirigé avec une main de fer ce qui était jusqu’en 2011 le plus grand pays d’Afrique.

Lorsque Omar el-Béchir s’est emparé du pouvoir, le Soudan était au beau milieu d’une guerre civile de 21 ans opposant le nord et le sud du pays.

Bien que son gouvernement ait signé un accord pour mettre fin en 2005 à ce conflit, un autre a éclaté au même moment – dans la région ouest du Darfour – où le président est accusé par la Cour pénale internationale (CPI) d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Malgré un mandat d’arrêt international délivré par la CPI, Omar el-Béchir a remporté les élections présidentielles de 2010 et 2015. Cependant, sa dernière victoire a été gâchée par un boycott des principaux partis d’opposition.

Le mandat d’arrêt a entraîné une interdiction de voyager. Mais cela n’a pas empêché Omar el-Béchir d’effectuer des visites diplomatiques en Égypte, en Arabie Saoudite et en Afrique du Sud. En juin 2015, il a été contraint de quitter précipitamment l’Afrique du Sud après qu’un tribunal sud-africain a examiné l’opportunité d’exécuter le mandat d’arrêt de la CPI.

Avant de prendre les rênes du pays, il était commandant dans l’armée, responsable de la conduite des opérations dans le sud, contre le chef rebelle John Garang, aujourd’hui décédé.

Lorsque le commandant el-Béchir signe l’accord de paix avec Garang et son Mouvement populaire de libération du Soudan, il tient à préciser que l’accord n’est pas synonyme d’échec : « Nous ne l’avons pas signé après avoir été brisés. Nous l’avons signé alors que nous étions à l’apogée de nos victoires. »