Parlant de scandale financier, le Togo en a tellement connu. Celui qui fait actuellement la Une des conversation est celui révélé au grand jour par le confrère L’Alternative dans sa parution du Mardi 07 Mai dernier. En fait d’après ce dernier, le coût de la rénovation du stade de Kégué, estimé à 15 milliards de FCFA, doit susciter des interrogations. C’est dans cet élan des interrogations que la LCT (Ligue des Consommateurs du Togo) d’Emmanuel Sogadji vient par une correspondance saisir le président de la FTF (Fédération togolaise de football) pour s’imprégner du contrat des travaux exécutés par une entreprise chinoise.

Pour justifier sa démarche, la LCT et son responsable se basent sur la loi N°2016-006 du 30 mars 2016 portant « liberté d’accès à l’information et à la documentation publique » qui reconnait aux organisations de la Société civile de jouer leur partition aux côtés de la HAPLUCIA (Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées) dans la lutte contre la corruption au Togo.

Selon les termes de cette lettre adressée à la FTF et son premier responsable, « dans son rôle de veille, en vertu de la loi suscitée, et compte tenu des soupçons de corruption liés au coût et du caractère approximatif des travaux de la rénovation du stade de Kégué parus dans le bihebdomadaire L’Alternative N°796 du 7 mai 2019, la Ligue vient par cette lettre vous demander de bien vouloir lui transmettre une copie du contrat des travaux en votre qualité d’institution clé dans la supervision des travaux ».

Aussi, indique ce courrier de la LCT, c’est convaincue de l’attachement de la FTF «  » à la transparence et dans un esprit de redevabilité » » que la ligue dit espérer que l’on mesurera «  » les biens fondés de cette action pour le monde de football » ».

On attend de voir si cette lettre sonnera le déclic et amènera la Cour des comptes puis HAPLUCIA à des actions contre ceux qui se laissent facilement aller à des malversations financières à n’en point finir.