C’est la grande interrogation qui interpelle une autre ? L’heure de l’action a-t-elle sonné pour Essohanam Wiyao et ses collègues du HAPLUCIA ? En tout cas, en attendant toute réponse, il nous souvient encore que plusieurs mois plus tôt, le président du HAPLUCIA, indiquait à qui veut l’entendre que « nous allons insister sur la lutte contre l’impunité. Ce qui veut dire que très bientôt, nous allons travailler les plaintes et les différents rapports que nous avons reçus sur les affaires des 2 CAN et sur la route Lomé-Vogan-Anfoin », et que « nous allons finaliser rapidement les rapports et les remettre à la justice ». On peut donc croire que c’est le moment et que ces rapports du moins pour deux dossiers sont prêts, raison pour laquelle la Justice a été saisie hier Lundi. Selon les informations, la HAPLUCIA a saisi la justice sur les dossiers liés à la prévarication des fonds de mobilisation pour la participation du Togo à la CAN 2013 en Afrique du Sud et le détournement criard qui a frustré plus d’un dans la construction de la route Lomé-Vogan-Anfoin.

Premier de ces deux dossiers, il nous souvient encore que pour cette participation de la délégation togolaise à la CAN 2013 au pays de Nelson Mandel (Afrique du Sud), du temps du Premier ministre Arthème Ahoomey-Zunu, le rapport du Cabinet international Investment corporation (IIC Sarl), révélait plus de 628 millions de FCFA, de dépense non justifiée. Depuis lors rien n’y fit pour inquiéter ceux qui seraient impliqués dans cette affaire.

L’autre dossier, c’est celui de la route Lomé-Vogan-Anfoin. Pour cette route longue de 61 Km et dont les travaux ont été confiés à CECO BTP, celui-ci abandonnera le chantier, sans justifier comment les 26 milliards de F cfa mis à sa disposition ont été dépensés alors même que presque rien n’a été fait dans la reconstruction de cette route. On se rappelle encore que ce fut à l’époque, le ministre des Infrastructures et des Transports, Ninsao Gnofam que d’aucuns soupçonnaient de détournement de ce fonds qui est monté au créneau devant les élus de la nation à l’hémicycle pour signifier que les 26 Milliards de F cfa ont été dépensés par CECO BTP pour s’acheter des moyens matériels. Du côté de l’autre personne soupçonnée, l’ex ministre des Finances, Adji Otèth Ayassor, c’est le mutisme total.

On ose croire que ce processus ira jusqu’au bout et que toutes les personnes impliquées dans ces deux dossiers chauds, vont enfin délier leur bouche devant la justice pour éclairer sur comment on en est arrivé là.